Ladurée s'installe au château de Versailles

Publié le par Lova Pourrier


Une boutique Ladurée a ouvert le 3 novembre 2009 au château de Versailles. Après Angelina, un autre grand nom de la gastronomie arrive dans le domaine royal. Un petit écrin de 20 à 30m² a investi la Cour d'Honneur. C’est la toute première enseigne commerciale privée à s’installer au château.

Voilà qui ne va sans doute pas aider à se débarrasser de l'association créée de toutes pièces par Sofia Coppola entre Marie-Antoinette et les macarons.
Rappelons que l'épouse de Louis XVI, loin de raffoler de gâteaux et de friandises, n'était pas du tout une gourmande et avait plutôt un appétit d'oiseau... Le résultat est toutefois sublime sur le plan esthétique.



C'est d'ailleurs pour le clin d'oeil cinématographique que Jean-Jacques Aillagon, président du domaine national de Versailles, a eu cette idée. « C’est à sa demande que nous ouvrons nos portes dans le château », s’enorgueillit David Holder, le président de Ladurée. Une belle opération commerciale donc - on s'étonne même que ça n'ait pas été fait avant -, qui ravira les touristes japonais et les amoureux de douceurs sucrées. Miam.
 
Espérons pour eux qu'il n'y aura pas autant de queue que dans les boutiques parisiennes !


Mise à jour du 9 novembre 2009 :

Je me suis rendue dans la boutique Ladurée, et voilà mon avis !
Situé près de la boutique du château, l'endroit est magnifique, avec le design habituel classe de Ladurée.
Un peu petite cependant (mais c'est sans doute dû aux contraintes d'espace du château), on s'y sent vite à l'étroit.
On y trouve des macarons mais aussi du thé, des dragées...


Le choix est cependant limité. On ne peut pas acheter de macarons à la pièce, il faut nécessairement acheter les boîtes spéciales, dont la plus petite coûte environ 30 euros et contient de 18 à 20 pièces. Dommage qu'ils ne proposent pas de boîtes plus petites, à 15 ou 20 euros. Je comprends mieux tout de suite que la boutique ne soit pas assaillie par les acheteurs, contrairement à ses homologues parisiennes.



A noter la présence d'une (souriante) vendeuse japonaise ! Sans doute pour conseiller appâter les touristes japonais...
Ce que je trouve regrettable, c'est que la présence de Ladurée à Versailles n'est que commerciale et n'a aucune cohérence historique, ni aucun lien d'aucune sorte avec le château (sauf si on considère le film de  Sofia Coppola comme un lien...). S'ils avaient voulu être cohérents avec l'Histoire, ils auraient dû ouvrir une boutique Dalloyau !
Pourquoi Dalloyau, me direz-vous ? Parce que l'histoire de la famille Dalloyau et de la maison gastronomique du même nom est intimement liée à celle de Versailles. En effet, les Dalloyau étaient officiers de bouche à Versailles, depuis 1700, et, ce sur plusieurs générations, avant que Jean-Baptiste Dalloyau n'ouvre la maison Dalloyau à Paris en 1802.
Bref, les Dalloyau ont travaillé à Versailles, sous Louis XIV et Louis XV. Les faire revenir au château par l'intermédiaire d'une boutique Dalloyau n'aurait pas été complètement incongru... De plus, ils font aussi de très bons macarons, qui ont beaucoup de succès au Japon. Ce ne sont pas les fournisseurs des garden-parties de l'Elysée pour rien.
Le choix de Ladurée, plutôt que d'une maison ayant un lien historique avec le château, montre que l'aspect marchand prime sur l'aspect historique. Et c'est bien dommage.

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