La Thaïlande, le pays du sourire ?

Publié le par Lova Pourrier

Me voici de retour du "pays du sourire", j'ai nommé la Thaïlande. Que dire ? Eh bien, je n'ai pas été déçue du voyage. La Thaïlande m'attirait car j'aimais le fait de pouvoir allier découvertes culturelles (temples, histoire...), paysages de rêve et farniente. Il se trouve que j'ai déjà visité un endroit du même type en Asie du sud-est (Bali) et j'avais envie de retrouver un peu le même genre d'expériences qui m'avaient fait adorer  l'île indonésienne. Au final, j'ai de loin préféré Bali (plus "authentique", plus chaleureuse, moins agressive...), mais j'ai tout de même beaucoup apprécié Bangkok et Phuket et je ne regrette pas mon choix.

Les relations entre la France et le Siam (ancien nom de la Thaïlande) remontent à loin dans le temps... Saviez-vous que Louis XIV décida en 1685 d’envoyer une ambassade au Siam, dirigée par le chevalier de Chaumontncien, dans le but de convertir le roi au catholicisme ? Sa tentative échoua puisque les Thaïlandais sont toujours très bouddhistes (et assez croyants, d'après ce que j'ai pu voir), mais elle fut une réussite sur le plan diplomatique puisque Louis XIV envoya une nouvelle expédition en 1687.

Bref, parenthèse historique fermée, voici mon bilan.

J'ai aimé :

- les temples et monuments de Bangkok, magnifiques, et révélateurs de l'importance du bouddhisme dans ce pays

- les klongs (canaux) qui parcourent Bangkok, sorte de Venise orientale

- l'offre en matière de restauration : tourisme oblige, on trouve de tout là-bas, de la petite gargote de rue (très bonne au demeurant) aux chaînes anglo-saxonnes en passant par la grande gastronomie Thaï et internationale. On peut manger de tout, bon et pour pas cher.

- son pendant, le fait de pouvoir manger à toute heure du jour et de la nuit : les Thais semblent avoir une passion pour la nourriture, que ce soit à 4h de l'après-midi ou à minuit, il y a toujours des gens en train de manger un peu partout.

- les paysages magnifiques de Phuket, et surtout des îles au large comme Ko Phi Phi ou James Bond Island. Faire du canoë à travers les pitons rocheux est tout simplement merveilleux,  impression que le temps est suspendu, qu'on se trouve hors du monde, bref, que la nature est touchée par la grâce.

- les eaux chaudes au large de Phuket et le snorkelling : on pouvait toucher les poissons multicolores au bord de la plage, tant ils étaient nombreux et à portée de main.

- l'absence d'insécurité : marcher à minuit seul dans les rues de Bangkok ne pose pas problème, ce qui n'est pas le cas de tous les pays tropicaux...

- les animaux qu'on peut approcher facilement : éléphants, singes, etc.

- les jus de fruits frais exotiques (papaye, pastèque, mangue...)

- ma  chambre au Méridien et son lit king-size (que dis-je ? Emperor size même...). Vive les hôtels 5 étoiles ! :)

 

Je n'ai pas aimé :

- le tout-touristique : avouons-le, si l'on supprimait le tourisme à Phuket, il ne resterait pas grand-chose... D'une part, c'est une bonne chose car tout est très bien structuré pour les étrangers, aussi bien au niveau de l'hôtellerie qui est l'une des meilleures au monde (rapport qualité-prix incroyable), que des tours et des circuits bien rodés, mais d'autre part, c'est un peu désolant de voir que ces lieux n'existent que pour et par le tourisme... Dans ces conditions, bonjour l'authenticité...

- la pollution et les embouteillages infernaux de Bangkok : on se plaint des bouchons à Paris, mais passez une journée en voiture à Bangkok et vous aurez l'impression que la circulation parisienne est fluide (si, si)...

- l'agressivité commerciale des gens : pour répondre à mon titre, je n'ai pas vraiment eu l'impression de me trouver au pays du sourire. La fameuse gentillesse légendaire des Thaïlandais (dont je ne doute pas) était bien cachée... Au contraire, j'ai eu affaire à des gens intéressés qui prennent les touristes pour des vache-à-lait et trouvent tous les moyens pour leur vendre quelque chose. Je n'avais pas autant eu cette impression à Bali. La négociation pour tout et n'importe quoi - seul moyen d'éviter de se faire arnaquer sur les prix - devient vite pénible, et il faudrait presque accepter de se faire avoir pour être tranquille... (et pourtant, je ne suis pas née de la dernière pluie). Un canadien rencontré là-bas a ressenti la même chose et a trouvé les laosiens et cambodgiens bien plus aimables...

- les moustiques et les 37 degrés à Bangkok

Pour ceux qui ont suivi la crise politique en Thaïlande, nous avons même eu l'occasion de "voir" de loin une petite manif, mais rien de grave, rassurez-vous, (nous ne sommes pas kamikazes, nous avions programmé et réservé ce voyage bien avant que les troubles surviennent).

Notre guide nous a expliqué qu'il y aurait peut-être un jour une révolution comme en France il y a 220 ans.

Pourtant, les Thaïlandais adorent et révèrent leur roi. Ainsi, il faut se lever lorsque l'hymne royal est joué, et même les touristes n'y échappent pas.

 Voilà, ce n'est pas tout mais je dois y aller, j'ai un décalage horaire à rattraper. ;)

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