Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 07:56

Si vous ne l'aviez pas vu lors de sa sortie en salles en 2004, procurez-vous d'urgence le DVD, vous ne le regretterez pas. Pour ma part, je n'avais pas vu un film aussi bouleversant depuis longtemps.
Le synopsis ? Maria, une jeune Colombienne, démissionne d'un travail qui l'ennuie. Pour gagner de l'argent rapidement, la jeune femme enceinte ne trouve qu'un seul moyen : accepter d'être "une mule" pour le compte d'un trafiquant. Direction New York, où une nouvelle vie l'attend.


Nous suivons donc les traces d'une Colombienne de 17 ans, qui après avoir avalé des boulettes de cocaïne, fait le voyage entre sa petite ville de Colombie, près de Bogotá et New York.
Ce premier film du réalisateur américain Joshua Marston n’est ni un documentaire, ni un reportage, pourtant, tout sonne vrai, tout est réaliste. On est suspendu au destin poignant de ces jeunes filles, prêtes à risquer leur vie pour 5000 dollars, et aider ainsi leur famille. 
Sachez qu'il suffit que l'une des boulettes s'ouvre dans l'estomac pour que la mule meure d'overdose. Les risques que cela arrive sont grands en raison des sucs gastriques, et les risques de se faire prendre à l'aéroport ou dans l'avion aussi (car la mule ne peut ni boire ni manger, ce qui la rend aisément repérable).


Le rôle principal est remarquablement interprété par Catalina Sandino Moreno, qui n'est pas une actrice professionnelle, mais a suivi des cours de théâtre. Elle porte le film avec brio, incarnant avec conviction et sincérité une Maria authentique... comme si elle était vraiment Marie Alvarez. Une véritable révélation1. Entre instinct de survie, force, courage et espoir, c'est un joli portrait de femme qui nous est livré.
Ici point de pathos ou de sentimentalisme à outrance, juste le portrait d'une fille ordinaire qui rêve d'un avenir meilleur...
Le film ne se veut ni moralisateur ni "à message", mais l'on ne peut s'empêcher de relativiser notre condition de privilégiés, bien à l'abri dans notre confort occidental.


Le problème des mules est toujours d'actualité : alors qu'il concernait traditionnellement la Bolivie, la Colombie et le Pérou, il touche maintenant les Antilles et certains pays d'Afrique.
Le 28 mars 2008, un fait divers sordide avait défrayé la chronique : Yesenia, une adolescente de 15 ans était retrouvée morte à Orléans. Débarquée à Paris en provenance des quartiers populaires de Saint-Martin, la mule avait ingurgité une centaine de boulettes de cocaïne empaquetées dans des préservatifs, destinées à être vendues dans l'Hexagone. L'une d'elles avait éclaté, provoquant l'arrêt cardiaque de l'adolescente. Elle avait accepté de faire le voyage pour 3000 euros. 
Le désespoir de ces gens prêts à tout pour se sortir de leur condition rappelle aussi la détresse des clandestins qui risquent leur vie pour gagner des cieux qu'ils croient meilleurs, à la merci des passeurs. 


J'avoue ne pas avoir bien saisi l'analogie religieuse (le titre, Maria comme la Vierge, le parcours de la mule comme chemin de croix, ou encore l'affiche montrant la boulette de cocaïne comme une hostie), mais une chose est sûre : Joshua Marston, en réalisant ce film, a bien été touché par la grâce.

Fiche technique
Titre : María, pleine de grâce
Genre : Drame
Durée : 101 minutes
Date de sortie : 8 décembre 2004 (France)
Pays de production : États-Unis, Colombie
Réalisation : Joshua Marston

Maria pleine de prix
Festival de Berlin 2004 : Ours d’argent de la meilleure comédienne (Catalina Sandino Moreno) et meilleur premier film
Festival de Deauville 2004 : Grand prix du jury
Festival de Sundance 2004 : Meilleur drame et prix du public
Festival de Los Angeles 2004 : prix du public


ps : merci aux deux supers médiathèques de Clamart grâce auxquelles je peux emprunter gratuitement pleins de de DVDs et faire ainsi de belles découvertes.

1. Après avoir été remarquée dans le film Maria, pleine de grâce, Catalina Sandino Moreno campera une vampire dans le chapitre 3 de Twilight qui connaît un succès phénoménal.
Par Lova Pourrier - Publié dans : Livres, films, etc.
Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 17:30
Les lecteurs de la première heure l'auront remarqué : le titre et le sous-titre de ce site ont changé. En effet, j'ai décidé d'élargir la ligne éditoriale, c'est-à-dire les thèmes abordés par votre humble serviteuse.

J'avais ouvert ce blog en premier lieu pour que les lecteurs de mon roman "Le destin d'une couronne" en sachent plus sur mon univers, les coulisses du livre, les personnages, la période historique... (un peu comme les bonus d'un DVD). Puis, je me suis prise au jeu et tout naturellement, j'ai étendu mon sujet à d'autres aspects de l'Ancien Régime, pas uniquement sur les personnages de mon roman (Marie-Antoinette, etc.) mais sur la culture et l'Histoire de France, vaste sujet s'il en est.

Seulement voilà, ce sujet, si vaste et si passionnant soit-il, limite les possibilités d'articles. Je ne pouvais pas parler de certains livres ou certains films sans que cela détonne dans le décor (baroque) de ce blog.
De plus, ne parler que d'Histoire (même de façon ludique et légère) peut devenir rébarbatif à la longue et surtout monomaniaque, c'est pourquoi je vais faire évoluer cet espace en tribune sur la culture en général, qu'elle soit d'hier ou d'aujourd'hui.
Il y aura toujours des articles historiques, mais je ne m'abstiendrai plus de parler du dernier film contemporain qui m'a marquée ou d'une expo n'ayant rien à voir avec l'Ancien Régime. D'où le "fastueux univers de Lova Pourrier" (vous avez vu le jeu de mots avec Amélie Poulain ?).
"Fenêtre sur la Cour de Marbre", c'est un regard sur  Versailles et tout ce qui s'y rapporte, et sur la culture en général, les deux étant intrinsèquement liées.

Je profite de ce billet pour vous signaler deux rendez-vous qui peuvent vous intéresser :

- Jeudi 27 août 2009 à 20 heures 35, un numéro de "Secrets d'Histoire", consacré à la Grande Catherine : "Catherine II : Nuit blanche à St Petersbourg".
Stéphane Bern nous emmène à Saint-Pétersbourg, dans les appartements privés des deux principaux palais de l'Impératrice, le Palais Peterhof et le Palais de Tsarskoïe Selo (splendides !). Rien que pour les images de ces magnifiques châteaux, je pense que cela vaut le détour. Catherine II fut l'une des plus grandes impératrices du monde. Elle était en correspondance avec Voltaire, d'Alembert, Grimm et reçut Diderot à sa cour.

(la salle de bal du Palais de Tsarskoïe Selo)

La Cour de Russie est peu connue, pourtant elle avait peu à envier en prestige et en raffinement à la Cour de France. 
A noter que l'audience de "Secrets d'Histoire" est en hausse, signe d'un intérêt croissant des Français pour l'Histoire ? Espérons-le.

- Mercredi 2 septembre 2009, à 20 heures, "C'était Marie-Antoinette, les secrets d'une reine" sur France Musique : une variation en musique et en textes sur la figure de Marie-Antoinette incarnée à la scène par la comédienne Natacha Régnier. Le spectacle est basé sur une idée originale de Jean-Paul Scarpitta et construit sur le livre d'Evelyne Lever.
Il s'agit de la retransmission d'un concert donné les 29 et 30 juillet 2009 à l'Opéra Comédie, dans le cadre du festival Radio France de Montpellier Languedoc-Roussillon.
Vous pouvez voir des critiques du spectacle et .

Enfin, à tous ceux qui ont déjà repris : je vous souhaite une très bonne rentrée ! :) (plus que 3 mois avant les fêtes...).
Par Lova Pourrier - Publié dans : A propos du site
Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 07:46

Comme vous avez pu le constater depuis quelques jours, le design de ce site a quelque peu évolué. J'aimais bien le précédent design car je trouvais qu'il en "jetait", mais il avait un léger défaut : la couleur bordeaux avait tendance à piquer les yeux. Après avoir lu un article, on avait les yeux légèrement éblouis. Pour le confort de lecture, j'ai donc préféré switcher sur un fond plus clair et plus reposant. L'arrière-plan est un clin d'oeil à mon site d'auteur www.lovapourrier.com

 

Au rayon des bonnes nouvelles, la Cour de Marbre fait désormais partie du classement du magazine Loisirs culturels d'Over-blog, pas dans le top 10 certes, mais c'est déjà bien pour un site qui a 1 mois et demi d'âge. Je sais de toute façon que par définition, un blog sur l'histoire et la culture a moins de chances d'être populaire qu'un blog sur la mode, l'actualité ou le showbiz. Cela concerne un public limité, c'est une niche...

C'est donc d'autant plus agréable de savoir que mes articles sont lus et appréciés. Merci à vous tous qui me suivez dans l'ombre (je sais que certains sont très assidus) !

Cette petite reconnaissance me met un peu la pression car tous les deux jours, je dois me casser la tête pour trouver des sujets de notes qui sont à la fois intéressants et cadrent avec la ligne éditoriale (il m'est impossible de parler d'immobilier ou de shopping, par exemple...) J'essaie aussi de varier les sujets, certains plus légers, d'autres plus "sérieux"...

Je sollicite donc régulièrement mon cher et tendre pour des séances de brainstorming à deux. Bon, je dis ça mais je prends beaucoup de plaisir à alimenter ce blog qui est une autre forme d'écriture. Le temps que je passe sur chaque article n'est pas du travail mais du pur plaisir.

En parlant de ça, beaucoup de gens me demandent si je suis en train d'écrire un nouveau roman. Je n'ai qu'une chose à dire : je lis et fais des recherches sur un sujet que je souhaite garder confidentiel tant que rien n'est fait (par superstition). Mais je peux d'ores et déjà vous annoncer que ceux qui ont apprécié mon livre Le destin d'une couronne ne devraient pas être déçus... enfin, a priori.

 

A suivre...

Par Lova Pourrier - Publié dans : A propos du site
Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 07:43
Beaucoup d'auteurs non publiés me demandent des conseils pour accéder au Saint-Graal de la publication.
Je ne prétends pas détenir la réponse à cette interrogation, toutefois je peux faire part de mon expérience et de mon cheminement pour y arriver. Peut-être ceux-ci aideront-ils les auteurs désireux de tenter leur chance...

1. Soyez sûr que votre manuscrit est publiable
Cela peut paraître évident, et pourtant nombre d'éditeurs reçoivent tous les jours quantité de manuscrits de qualité médiocre, certains bourrés de fautes d'orthographe et de français, la plupart étant des récits à forte teneur autobiographique (à moins que l'auteur soit connu, les récits autobiographiques intéressent peu les éditeurs). C'est la partie la plus importante du processus, et pourtant la moins prise au sérieux, de nombreux écrivains en herbe manquant d'humilité, persuadés que leur oeuvre est forcément excellente.
Comment savoir si votre manuscrit est de qualité suffisante pour être publié ? Non pas en demandant l'avis de vos parents ou de vos proches (ceux-ci, du fait de leur position, pouvant difficilement critiquer votre prose)... mais en sollicitant l'avis de personnes neutres (pas des amis donc), de préférence des personnes littéraires, passionnées de lecture, voire mieux, faisant partie du milieu littéraire. On trouve sur Internet des tas de groupes, forums... où l'on peut échanger avec d'autres auteurs, parler de son travail et trouver des bêta-lecteurs. Fouillez un peu le Web, vous les trouverez aisément.
Pour ma part, j'ai obtenu un avis sur mon manuscrit en le soumettant à une lectrice appartenant à une association littéraire. Celle-ci l'avait adoré, alors que je doutais de moi-même. Je ne la connaissais ni d'Eve ni d'Adam, son avis ne pouvait donc être biaisé.
Mon expérience m'a montré que les meilleurs auteurs sont souvent les plus humbles, ceux qui sont capables d'accepter la critique, de se remettre en question, contrairement à certains écrivains du dimanche convaincus de leur talent et qui insultent les éditeurs qui ne reconnaissent pas leur génie en refusant de les publier.
Bref, avant toute chose, demandez-vous sérieusement si vous seriez vraiment prêt à payer 20 euros pour votre livre s'il était publié.
Note : on me souffle à l'oreille qu'il y a quand même beaucoup de mauvais livres dans les rayons des libraires.. Certes, mais ils émanent de personnalités connues ou d'auteurs bankables, ils se vendront donc toujours, et c'est tout ce qui importe à l'éditeur.

2. Ciblez les éditeurs en fonction des livres qu'ils publient

C'est encore un conseil qui paraît évident, pourtant, encore une fois, nombre d'éditeurs reçoivent tous les jours quantité de manuscrits ne correspondant pas à ce qu'ils publient (ce qu'on appelle la ligne éditoriale) : des recueils de poèmes alors qu'ils ne font que des romans, du comique alors qu'ils publient du roman noir, des livres au style précieux pour un éditeur qui fait dans le nouveau roman,etc.
A croire que les auteurs envoient leur manuscrit à l'aveuglette, sans avoir fait de recherche préalable ! Non seulement c'est le moyen le plus sûr de recevoir une lettre-type de refus, mais en plus, c'est la meilleure façon de se faire mal voir des éditeurs qui n'apprécient que peu les auteurs ne prenant même pas la peine de se renseigner sur leur ligne éditoriale.
En ce qui me concerne, j'avais "trouvé" les éditeurs potentiels au début de ma rédaction. J'avais lu leurs ouvrages et ils correspondaient à ce que je voulais écrire, je leur ai donc naturellement soumis mon manuscrit.
Je n'ai pas ciblé de grands éditeurs de type Gallimard, Albin Michel and co. Il est de notoriété publique que ces éditeurs-là sont peu enclins à publier des ouvrages d'auteurs inconnus, primo-romanciers ou autres. En général, ils ne les lisent même pas (sauf s'ils sont recommandés, d'où l'importance d'avoir un réseau et des contacts). Ne les blâmons pas pour autant : vu la quantité considérable de manuscrits reçus, il est mathématiquement impossible pour eux de tout lire. Il me paraît donc logique qu'ils privilégient les textes recommandés, ceux émanant de gens qu'ils connaissent ou d'auteurs confirmés, car n'oublions pas que ce sont avant tout des entreprises et que chaque publication est une prise de risques commerciale. Les éditeurs sont donc frileux.
Bref, j'ai envoyé mon manuscrit à 4/5 éditeurs : 3 m'ont répondu oui, les deux autres ne m'ont jamais donné de réponse (l'ont-ils bien reçu ? Lu ?) En définitive, j'ai choisi celui qui me plaisait le plus dans sa manière de faire et ses valeurs.
Je conseille donc aux jeunes auteurs de cibler d'abord les éditeurs de petite ou moyenne taille, à moins qu'ils aient des contacts.
Note : je souhaiterais vous mettre en garde contre ce qu'on appelle les éditeurs "à compte d'auteur" : ils vous demandent une somme d'argent contre la publication de votre livre. Beaucoup d'auteurs en mal de reconnaissance signent ces contrats qui sont de l'arnaque pure. Dites-vous bien qu'un vrai éditeur ne vous demandera pas le moindre centime pour publier votre ouvrage. Fuyez donc toute proposition incluant un versement d'argent, car il ne s'agit en aucun cas d'un éditeur au sens où on l'entend mais d'un imprimeur ou d'un prestataire de service. L'éditeur prend tous les risques commerciaux de votre publication et a à sa charge tous les frais afférents. Il est aussi chargé de votre promotion, ce que font rarement les "éditeurs" à compte d'auteur...
Les "éditeurs" à compte d'auteur, eux, ne prennent aucun risque (puisque vous avez payé tous les frais par votre versement avant publication, ils n'ont même plus besoin de vendre votre livre pour être rentables). C'est d'ailleurs pour cela que les "éditeurs" à compte d'auteur publient à peu près tout le monde, quelle que soit la qualité du manuscrit. Ils font de nombreuses pubs dans les journaux pour attirer leurs auteurs/clients ("cherchons nouveaux auteurs", etc.).

3. Soignez votre envoi et votre lettre de présentation
Ne négligez pas la forme de votre manuscrit : comme pour l'envoi d'un CV, c'est la première impression que vous donnerez. Consultez bien les sites des éditeurs, ils ont souvent des guides de soumission que vous devez respecter, sous peine de ne pas être lu. La lettre d'accompagnement doit permettre au lecteur d'accrocher tout de suite à votre projet : écrivez-la pour "vendre" votre texte mais de manière originale et subtile.
Pas d'envoi fantaisiste, trop mégalo ("mon livre est le meilleur") ou naïf donc (évitez les "ma mère a adoré, mon prof de français de 6e le recommande..."). Si vous avez publié des nouvelles ou des articles, mentionnez-le.
En conclusion : un manuscrit sobre, bien présenté, aéré, paginé, avec toutes vos coordonnées de contact. ; une lettre d'accompagnement précise, percutante, et pas trop longue.

4. Soyez patient (ne harcelez pas les éditeurs)
Une fois vos manuscrits envoyés, armez-vous de patience et attendez sagement les réponses des éditeurs, celles-ci pouvant parfois prendre plusieurs mois. Surtout ne les harcelez pas au téléphone ou par e-mail pour savoir où ça en est, il n'y a rien de plus agaçant pour un éditeur (dont le temps est compté).
Souvent, les réponses favorables ne tardent pas : dans mon cas, j'ai eu une première réponse favorable au bout d'un mois.

Pour conclure, je dirais que l'auteur publié est un être humble, patient, persévérant, passionné - il en faut de l'abnégation pour écrire tous les jours en rentrant de chez soi, le soir -, et déterminé.
Ceux qui ne sont pas assez passionnés n'iront pas au bout de leur projet, les paresseux bâcleront la phase de sélection des éditeurs et feront des envois mal ciblés, ceux qui manquent d'humilité n'accepteront pas la critique de leurs bêta-lecteurs et ne progresseront pas, ceux qui ne persévèrent pas abandonneront après quelques lettres de refus.
Pour finir, je terminerai par le seul et ultime conseil : écrivez et ne vous arrêtez pas. Dans vos phases de découragement, gardez en tête que beaucoup d'auteurs de best-sellers ont mis des années à être publiés...

Bon courage et bonne chance ! :)

Article tiré de : http://www.lovapourrier.com/etre-publie.html
Par Lova Pourrier - Publié dans : Mon roman "Le destin d'une couronne"
Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 17:38
Cela fait environ un mois que j'ai lancé ce site ; il est temps d'en dresser un premier bilan. Le nombre de visiteurs n'a cessé d'augmenter au fil des jours, faisant quintupler mon Blog Rank en quelques semaines.
Comme vous avez dû le constater, de la pub s'est insidieusement immiscée sur le blog : c'est ce qui arrive aux blogs les plus visités ou appréciés, et permet à l'auteur du site d'être rémunéré en droits d'auteur sur ses articles (via Overblog). Pas de quoi se payer des vacances au soleil tout de même... si j'arrive à me faire rembourser mon nom de domaine (moins de 20 euros par an), ça sera déjà bien !
Le bilan est donc plutôt positif pour moi, et je vais continuer sur ma lancée d'un article tous les deux jours. Je suis même assez surprise de ce "succès" car je n'avais jamais imaginé qu'un site traitant d'un sujet comme l'Histoire de France pouvait avoir du lectorat. La ligne éditoriale restera la même : parler d'histoire et de culture de façon conviviale, personnelle et ludique...
Merci à vous ! :)

Vous aimerez peut-être :
Par Lova Pourrier - Publié dans : A propos du site
Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 00:12

La date d'aujourd'hui commémore le triste massacre des Romanov, famille du tsar Nicolas II, "dernier souverain de toutes les Russies".
Petit rappel des faits : Faits prisonniers après l’abdication de 1917, les Romanov furent transportés en Sibérie, avant d’être ramenés à Ekaterinbourg. Dans la nuit du 17 juillet 1918, Nicolas II, sa femme et leurs enfants furent exécutés sans procès dans les caves de la villa Ipatiev. Leurs corps furent jetés dans un puits de mine puis enterrés près d’un chemin forestier. Le destin tragique de cette famille impériale m'interpelle et m'émeut car il me rappelle étrangement celui d'une autre famille royale (devinez laquelle), elle aussi victime d'une Révolution.
L'exposition "Moscou, splendeurs des Romanov", qui se tient jusqu'au 13 septembre au Grimaldi Forum Monaco, aborde le règne de la dernière dynastie des Tsars : les Romanov, qui dirigèrent la Russie pendant trois siècles. Elle dévoile en 500 chefs-d’oeuvre les fastes et les splendeurs de Moscou qui fut au XIXe siècle, sous le règne des derniers tsars, Alexandre III et Nicolas II, une véritable capitale artistique. Une authentique atmosphère russe a été recréée par la scénographie évoquant le cérémonial de la liturgie orthodoxe, l’urbanisme, l’architecture, les fastes de la vie de cour et la magnificence des palais où vécut la famille impériale. Les objets montrés évoquent le raffinement d'une civilisation.
Sous la désignation « Le siècle d’or » couvrant les années 1820-1870, cette période vit l’épanouissement de la littérature russe (Tchekhov, Tolstoï), de la musique (Rimski-Korsakov, Tchaikovsky) et de la peinture. Moscou triomphait avec ses centres de production artistique dans les domaines de l’Orfèvrerie et de la Porcelaine. Elle s'inspira beaucoup de l'art français.
Dans le registre du témoignage historique - la partie qui m'intéresse le plus -, l’exposition plonge dans l’intimité du dernier des Romanov : le tsar Nicolas II. Au travers de nombreuses photos et de films d'archives, le public peut découvrir ou redécouvrir la vie de Nicolas II et de sa famille. "Une grande douceur, une grande simplicité, une grande élégance" : tels furent les traits saillants des Romanov.
Mon avis ? Si vous passez vos vacances sur la Côte d'Azur, allez-y (entre deux séances de bronzette). C'est une belle exposition qui montre la gloire et le rayonnement qu'apporta la dernière famille impériale à la civilisation russe...

Je l'ai trouvée très émouvante, et on en ressort avec une furieuse envie d'en savoir plus sur cette dernière famille imépriale.

Certes, l'exposition ne révèle que les aspects positifs des Romanov et en aucun cas leurs zones d'ombre, mais ce n'est que justice après tant d'années d'endoctrinement des écoliers qui jusque récemment ne pouvaient apprendre officiellement le sort réservé par les Bolchéviques à Nicolas II et aux siens (!). Ce n'est qu'en 2008 qu'ils furent reconnus officiellement par la cour suprême de Russie comme « victimes de la répression politique bolchévique »... au grand contentement de leurs descendants et de l'église orthodoxe russe qui les avait canonisés en 2000... mais au grand dam du parti communiste russe et de certaines sphères de l’Etat et de la justice.

 

Pour en savoir plus sur l'exposition : http://www.grimaldiforum.com/fre/culturel/expositions.aspx

Grimaldi Forum - 10 avenue Princesse Grace, Monaco
Ouvert tous les jours de 10h à 20h
Renseignements : +377 99 99 30 00

Communauté : vacance et culture - Par Lova Pourrier - Publié dans : Monuments, lieux, sorties, tourisme
Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 23:00

Me voici de retour du "pays du sourire", j'ai nommé la Thaïlande. Que dire ? Eh bien, je n'ai pas été déçue du voyage. La Thaïlande m'attirait car j'aimais le fait de pouvoir allier découvertes culturelles (temples, histoire...), paysages de rêve et farniente. Il se trouve que j'ai déjà visité un endroit du même type en Asie du sud-est (Bali) et j'avais envie de retrouver un peu le même genre d'expériences qui m'avaient fait adorer  l'île indonésienne. Au final, j'ai de loin préféré Bali (plus "authentique", plus chaleureuse, moins agressive...), mais j'ai tout de même beaucoup apprécié Bangkok et Phuket et je ne regrette pas mon choix.

Les relations entre la France et le Siam (ancien nom de la Thaïlande) remontent à loin dans le temps... Saviez-vous que Louis XIV décida en 1685 d’envoyer une ambassade au Siam, dirigée par le chevalier de Chaumontncien, dans le but de convertir le roi au catholicisme ? Sa tentative échoua puisque les Thaïlandais sont toujours très bouddhistes (et assez croyants, d'après ce que j'ai pu voir), mais elle fut une réussite sur le plan diplomatique puisque Louis XIV envoya une nouvelle expédition en 1687.

Bref, parenthèse historique fermée, voici mon bilan.

J'ai aimé :

- les temples et monuments de Bangkok, magnifiques, et révélateurs de l'importance du bouddhisme dans ce pays

- les klongs (canaux) qui parcourent Bangkok, sorte de Venise orientale

- l'offre en matière de restauration : tourisme oblige, on trouve de tout là-bas, de la petite gargote de rue (très bonne au demeurant) aux chaînes anglo-saxonnes en passant par la grande gastronomie Thaï et internationale. On peut manger de tout, bon et pour pas cher.

- son pendant, le fait de pouvoir manger à toute heure du jour et de la nuit : les Thais semblent avoir une passion pour la nourriture, que ce soit à 4h de l'après-midi ou à minuit, il y a toujours des gens en train de manger un peu partout.

- les paysages magnifiques de Phuket, et surtout des îles au large comme Ko Phi Phi ou James Bond Island. Faire du canoë à travers les pitons rocheux est tout simplement merveilleux,  impression que le temps est suspendu, qu'on se trouve hors du monde, bref, que la nature est touchée par la grâce.

- les eaux chaudes au large de Phuket et le snorkelling : on pouvait toucher les poissons multicolores au bord de la plage, tant ils étaient nombreux et à portée de main.

- l'absence d'insécurité : marcher à minuit seul dans les rues de Bangkok ne pose pas problème, ce qui n'est pas le cas de tous les pays tropicaux...

- les animaux qu'on peut approcher facilement : éléphants, singes, etc.

- les jus de fruits frais exotiques (papaye, pastèque, mangue...)

- ma  chambre au Méridien et son lit king-size (que dis-je ? Emperor size même...). Vive les hôtels 5 étoiles ! :)

 

Je n'ai pas aimé :

- le tout-touristique : avouons-le, si l'on supprimait le tourisme à Phuket, il ne resterait pas grand-chose... D'une part, c'est une bonne chose car tout est très bien structuré pour les étrangers, aussi bien au niveau de l'hôtellerie qui est l'une des meilleures au monde (rapport qualité-prix incroyable), que des tours et des circuits bien rodés, mais d'autre part, c'est un peu désolant de voir que ces lieux n'existent que pour et par le tourisme... Dans ces conditions, bonjour l'authenticité...

- la pollution et les embouteillages infernaux de Bangkok : on se plaint des bouchons à Paris, mais passez une journée en voiture à Bangkok et vous aurez l'impression que la circulation parisienne est fluide (si, si)...

- l'agressivité commerciale des gens : pour répondre à mon titre, je n'ai pas vraiment eu l'impression de me trouver au pays du sourire. La fameuse gentillesse légendaire des Thaïlandais (dont je ne doute pas) était bien cachée... Au contraire, j'ai eu affaire à des gens intéressés qui prennent les touristes pour des vache-à-lait et trouvent tous les moyens pour leur vendre quelque chose. Je n'avais pas autant eu cette impression à Bali. La négociation pour tout et n'importe quoi - seul moyen d'éviter de se faire arnaquer sur les prix - devient vite pénible, et il faudrait presque accepter de se faire avoir pour être tranquille... (et pourtant, je ne suis pas née de la dernière pluie). Un canadien rencontré là-bas a ressenti la même chose et a trouvé les laosiens et cambodgiens bien plus aimables...

- les moustiques et les 37 degrés à Bangkok

Pour ceux qui ont suivi la crise politique en Thaïlande, nous avons même eu l'occasion de "voir" de loin une petite manif, mais rien de grave, rassurez-vous, (nous ne sommes pas kamikazes, nous avions programmé et réservé ce voyage bien avant que les troubles surviennent).

Notre guide nous a expliqué qu'il y aurait peut-être un jour une révolution comme en France il y a 220 ans.

Pourtant, les Thaïlandais adorent et révèrent leur roi. Ainsi, il faut se lever lorsque l'hymne royal est joué, et même les touristes n'y échappent pas.

 Voilà, ce n'est pas tout mais je dois y aller, j'ai un décalage horaire à rattraper. ;)

Par Lova Pourrier - Publié dans : Monuments, lieux, sorties, tourisme
Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 08:00

Pour être en phase avec mon lectorat, je lis pas mal de romans historiques pour la jeunesse (ados), et je dois dire que ça me plaît beaucoup (non, je ne suis pas une adolescente attardée !). Car les vrais bons romans "jeunesse" ont la capacité de plaire et de parler aux adultes. Des exemples ? Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne, La Petite Fadette de Georges Sand, David Copperfield de Charles Dickens, Le Grand Meaulnes d'Alain Fournier, j'en passe et des meilleurs.

Bref, je vous le donne en mille, c'est un peu ce que j'essaie de faire à mon humble d'échelle : des livres qui parlent à la fois aux ados et aux adultes.

Je voudrais donc vous parler aujourd'hui d'une collection fort sympathique : la collection "Mon histoire" de Gallimard jeunesse. C'est une collection de romans historiques sous forme de journaux intimes (ex : le journal de Sissi, de Marie-Antoinette, d'une demoiselle de compagnie à la cour de Louis XIV, d'une couturière sous la Révolution, etc.).

Je trouve cette collection très bien faite et la recommande vivement (aux jeunes). D'abord, les ouvrages sont de très belle facture : jolie illustration, couleurs, maquette péchue... La maquette intérieure imite l'écriture manuscrite pour donner une sensation de réalisme. Cerise sur le gâteau, ces livres sont tout à fait sérieux car écrits par des auteurs confirmés et validés en seconde lecture par des historiens.

 

 

Si la collection est à mon sens inégale (je me suis passablement ennuyée sur Marie Stuart ou À l'aube de la révolution russe), certains tomes sont vraiment prenants, bien documentés (j'ai littéralement dévoré À l'aube du XXe siècle de Carol Drinkwater qui parle du mouvement féministe en Angleterre, des suffragettes et des innovations techniques du début du siècle).

Des livres que j'aurais adoré lire étant petite donc...

Par Lova Pourrier - Publié dans : Livres, films, etc.
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 08:00

Tout est dans le titre. Je décolle demain pour Bangkok puis Phuket pour deux semaines de vacances bien méritées.

En conséquence, la logique voudrait qu'il n'y ait pas de nouvelle note durant mon absence (du 15 au 27 juin). Perdu... Je ne suis pas si prévisible que cela, aussi ai-je préparé à l'avance quelques articles qui s'auto-publieront à des jours programmés. Le site ne sera donc pas à l'abandon et sera alimenté malgré mon départ (tous les deux jours précisément).

Tout ça pour vous dire de ne pas vous étonner si vous voyez de nouveaux articles alors que je suis censée être en train d'admirer les poissons à Koh Phi Phi ou Koh Lanta. :)

Par Lova Pourrier - Publié dans : Les tribulations d'une auteur
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 07:30

Marie-Antoinette raffolant des macarons, la célébrissime maison Ladurée en a profité pour faire sa pub dans le film de Sofia Coppola. La maison de renommée mondiale fut le partenaire pâtissier exclusif du film, et elle sortit à l'occasion une collection de macarons Marie-Antoinette : un macaron rose tendre garni d’une onctueuse crème pâle au délicat parfum d’une rose ancienne. Tout un programme.

Mais ces macarons sont-ils vraiment à la hauteur de leur réputation ? Valent-ils le détour ? (= méritent-ils qu'on fasse une heure de queue pour avoir l'ultime privilège de les acheter ?) J'ai testé pour vous les macarons Ladurée...

Après avoir patienté un long moment dans la file d'attente devant la boutique de la rue Royale, prise d'assaut par des touristes Anglais et Japonais (sic), je suis finalement entrée dans le magasin. Celui-ci est, comment dire, superbe. La déco est raffinée, luxueuse, classe en un mot. Elle reflète bien l'esprit de la maison : gourmandise et beauté. J'ai opté pour une boîte de 15 macarons, à déguster en famille (18 euros, ce qui revient à 1,2 le macaron).

 

 

Ladurée est connue pour proposer une variété de saveurs différentes : certaines dites permanentes (chocolat, vanille, café, pistache, pétales de rose, réglisse, fleur d'oranger), d'autres liées à la saison (muguet pour le 1er mai, anis, barbe à papa, pain d'épices, abricot-gingembre, fraise-coquelicot, foie gras...).

Mon coffret durement acquis contenait les saveurs suivantes : chocolat, rosanis, citronnelle, menthe, fleur d'oranger.

Dégustation et verdict : A TOMBER PAR TERRE ! Marie-Antoinette ne les aurait pas reniés.

Si tous les parfums n'ont pas fait l'unanimité de mes papilles (avouons-le, la citronnelle était spéciale quand même), le macaron à la menthe donnait l'impression de croquer dans une feuille de menthe fraîchement cueillie le matin. Celui à la fleur d'oranger fut un délice à nul autre pareil, fondant dans la bouche, caresse moelleuse du palais.

Conclusion : malgré la queue, malgré la horde de Japonais, il faut y aller, au moins une fois dans votre vie !

ps : Si vous ne pouvez pas vous rendre dans une boutique Ladurée (=vous habitez en province), vous pouvez toujours en commander sur leur site Internet. Cela vous reviendra plus cher, mais en même temps, cela  vous évite les heures d'attente...

Par Lova Pourrier - Publié dans : Culture et arts de vivre
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 07:00

Le Centre des monuments nationaux vous invite à « Concerts & jeux d’eau » , une manifestation gratuite au domaine national de Saint-Cloud qui a lieu tous les dimanches depuis le 24 mai et se terminera le 28 juin 2009.

« Concerts & jeux d’eau », c'est une série de concerts, dans l’esprit de fête qui fait depuis Monsieur, frère de Louis XIV, la réputation du domaine de Saint-Cloud.
Trois fois par après-midi, à 15 h, 16 h et 17 h, bassins et fontaines s’éveillent simultanément, permettant de nous faire revivre les fastes de ce spectaculaire divertissement.

Au rythme des mises en eaux, des mini-concerts accompagnent les promeneurs, dans une balade musicale au fil de l’eau à travers l’un des plus beaux jardins d’Europe.

Si vous n'êtes jamais allé au domaine de Saint-Cloud, c'est aussi l'occasion de visiter son superbe parc dessiné par Le Nôtre, son musée historique consacré au frère de Louis XIV (ce qui est bien, c'est qu'il n'y a personne...), et de découvrir une splendide vue sur Paris. Quant à la ville de Saint-Cloud, elle est charmante.

Malheureusement, le château, une des résidences favorites des rois jusqu'à Napoléon III, fut détruit au cours de la guerre de 1870-1871. Une association milite pour sa reconstruction...

 

Calendrier des concerts à venir : 

- Dimanche 14 juin 2009 : Festival Jazz à Vian avec Sanseverino

- Dimanche 21 juin 2009 : Sonia Rubinsky, piano
- Dimanche 28 juin 2009 : Geoffroy Couteau, piano 

Horaires des jeux d’eau : 15 h, 16 h et 17 h

 

Infos pratiques :

 Domaine national de Saint-Cloud
92210 Saint-Cloud
Tél. : 33 / (0)1 41 12 02 90
Fax : 33 / (0)1 47 71 38 20

Accès :
Métro : ligne 9, station Pont de Sèvres, ligne 10, station Boulogne-Pont de Saint-Cloud
Bus : lignes 52, 72, 160, 169, 171, 175 et 179
Tramway : ligne T2
SNCF : gare Saint-Lazare ou La Défense, arrêt Saint-Cloud
De Paris : Porte de Saint-Cloud puis D 907
De Versailles : D 985
Localisation :
Axe Paris/Versailles
A 3 km à l’ouest de Paris
A 6 km de Versailles
A l’angle de l’autoroute de Normandie (A 13) et de la Seine

Par Lova Pourrier - Publié dans : Monuments, lieux, sorties, tourisme
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 07:00

On peut se demander pourquoi j'ai écrit pour la jeunesse. C'est vrai, j'aurais très bien pu adresser mon roman aux adultes (d'ailleurs, ceux-ci ne sont pas évincés, le livre convient très bien à ce public, c'est juste que ce n'était pas lui que je visais en premier). Et cela d'autant plus que les auteurs jeunesse n'ont pas le même prestige que les auteurs de littérature pour adultes. Ce qui est pour moi un tort car la littérature jeunesse est un domaine riche, qui n'a rien à envier à son aînée ! Bref... La littérature jeunesse était jusqu'à récemment presque considérée comme une sous-littérature, et il a fallu les succès planétaires de Harry Potter ou de Twilight pour changer la donne et attirer l'attention du grand public sur cette littérature.

Dans ces conditions, il aurait peut-être mieux valu pour moi de viser les adultes. Mais cette idée ne me séduisait pas. Je trouve que la jeunesse est un public intéressant, différent... et ce qui m'enthousiasmait le plus, c'était de susciter l'intérêt et la curiosité des adolescents sur une période historique qu'ils étudient à l'école (4eme, puis Seconde).

Leur montrer autre chose que ce qu'ils apprennent dans leurs manuels scolaires. Présomptueux ? Non, plutôt optimiste, je dirais. :)

Je me souviens avoir fait lire mon manuscrit à une spécialiste de la littérature jeunesse avant de l'envoyer. Celle-ci l'avait adoré, et m'avait même dit qu'elle était surprise de l'image de Marie-Antoinette et de Louis XVI qu'il renvoyait, car elle avait jusque-là une image d'eux d'être cruels et sots ! (les idées reçues ont la vie dure)

Elle l'avait trouvé passionnant même si l'issue de l'histoire était connue.

A noter qu'un public jeunesse ne dédouane pas l'auteur de manquer de rigueur ou d'exactitude. Je me suis énormément documentée pour écrire ce livre, et mon éditeur l'a fait valider par un historien spécialiste du sujet. Je n'ai pas succombé à la tentation de romancer mon livre pour le rendre plus captivant, j'ai toujours voulu coller au plus près de la réalité historique, et même les dialogues sont tirés de sources historiques (ils ne sont pas imaginés).

Je trouve qu'un récit a d'autant plus de force et est d'autant plus touchant que tout est vrai. C'est d'ailleurs pour ça que j'aime les romans historiques.

Par Lova Pourrier - Publié dans : Mon roman "Le destin d'une couronne"
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 07:00

Je suis heureuse d'inaugurer en ce jour ce site consacré à l'une de mes passions, l'Histoire de France, et plus particulièrement à cette période riche, complexe et fastueuse que fut l'Ancien Régime. C'est une période qui me fascine car ce fut une ère durant laquelle les arts, l'artisanat et la culture française atteignirent des sommets. La France devint un foyer culturel, intellectuel et artistique de premier plan. Jamais elle ne fut aussi à la mode et aussi admirée, le français était la langue internationale, parlée dans toutes les cours d'Europe et par les élites intellectuelles.

Je l'ai intitulé "La Cour de Marbre", en référence au château de Versailles, qui est l'un des symboles de cette époque.

La Cour de Marbre est la partie la plus ancienne de Versailles, tant d'un point de vue historique que stylistique. C'est là que s'élevait le premier "château" de Versailles, enfin, le mot est grand ; ce n'était à l'époque qu'un modeste logis en brique, pierre et ardoise. Rendez-vous de chasse favori de Louis XIII, il n'avait qu'une vocation utilitaire, d'où sa construction rustique. Il fallut la volonté de son fils, Louis XIV, pour qu'il devienne, après force travaux et agrandissements le splendide palais qu'il est aujourd'hui.

J'ai choisi ce design non pas en hommage au film de Sofia Coppola (dont je n'ai pas pensé que du bien du reste) mais parce que je trouve les photos très esthétiques. Elles rendent bien l'idée de luxe et de faste associée à la Cour.

Mais je digresse... Ce site, donc, me permettra de parler de ma passion, et accessoirement de présenter mon roman historique Le destin d'une couronne, qui vient de sortir. :)

ps : je dis site et non blog, en effet, j'ai choisi ce support pour sa simplicité de création et d'utilisation, mais je ne souhaite pas l'utiliser comme un blog classique (manque de temps inside). Il n'y aura donc pas de commentaires, par exemple. C'est plutôt un site d'informations sous forme de blog... En revanche, je le mettrai à jour très régulièrement (ça tombe bien, les vacances arrivent), donc revenez souvent. ;)

Par Lova Pourrier - Publié dans : A propos du site
 
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