Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 00:05

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"La Cour de Marbre" change de nom et d'adresse ! Elle devient "La Chambre d'Ambre" et traite toujours d'Histoire, de culture, d'arts de vivre, de gastronomie, et bien plus encore...

Les articles de ce blog ont été transférés dans "La Chambre d'Ambre", qui sera régulièrement alimentée.

Retrouvez tous les nouveaux articles sur : www.lovapourrier.com

 

Avec plus de 150 visiteurs uniques par jour, ce site est un succès. J'ai donc décidé de le reprendre, pour ne pas décevoir mes fans. ;) Un grand merci pour votre intérêt et votre fidélité.

 

A très bientôt !

Par Lova Pourrier - Publié dans : A propos du site
Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 18:06

J'ai le plaisir de vous présenter mon nouveau livre, intitulé "L'aile des Princes", qui inaugure la série historique "Le Couvent de la Reine".

Encore une fois, le contexte historique est mon cher XVIIIe siècle, mais cette fois la fin du règne de Louis XV et le début de celui de Louis XVI et Marie-Antoinette.

Au programme : aventures, amitiés, complots, vie à la cour...

 

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Quatrième de couverture :

 

Laure n'a que quinze ans quand elle quitte ses parents pour entrer au Couvent de la Reine, une maison d'éducation à Versailles. Elle découvre un univers nouveau, qui l'intimide. Heureusement, elle se fait vite des amies, Elise et Louison, qui l'aident à s'adapter et à affronter le monde. Quand elle apprend qu'elle est invitée avec ses camarades à un bal de la cour, elle est aux anges.
C'est le début d'une aventure qui la conduira sur les chemins de France, la mêlera à un complot, la fera rencontrer Marie-Antoinette et peut-être l'amour...

 

Genre : roman historique

A partir de 10 ans

Prix : 15€, 224p.

Éditions éveil & Découvertes,
ISBN : 978-2353660575
Paru le 12 novembre 2010

 

Vous pouvez le commander :
- dans votre librairie de quartier en donnant au libraire les références du livre.
- dans certaines librairies en ligne comme :
- Amazon
- fnac.com
- Chapitre
- Decitre
- Gibert Joseph
- Alapage

Par Lova Pourrier - Publié dans : Livres, films, etc.
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 21:01
piece les enfants du temple
Je vous informe que l’association Marais-Temple donnera la pièce de Dominique Sabourdin-Perrin intitulée « Les Enfants du Temple » le samedi 20 mars au théâtre Saint-Léon (XVe arrondissement). J'ai raté la représentation du 27 janvier dernier, mais je ne compte pas manquer celle-là !
L'oeuvre, en cinq actes, porte sur les derniers jours de la famille royale dans la tour du Temple. La pièce, très poignante, a déjà reçu un bel accueil chez les passionnés de Marie-Antoinette et d'Histoire de France.
Le texte de la pièce est paru aux éditions Triartis le 27 janvier 2010.

lesenfantsdutemple
A noter la forte symbolique du lieu de représentation du 27 janvier (qui n'est rien moins que la mairie du IIIe arrondissement, érigée sur l'emprise du donjon du Temple). Il faut saluer la démarche de la mairie du IIIe qui, en mettant gracieusement la salle des fêtes à disposition des organisateurs, tire un trait sur les querelles ancestrales entre royalistes, bonapartistes et républicains. Parce qu'au-delà des débats politiques, c'est avant tout une bouleversante tragédie humaine.

affiche enfants du temple
Infos pratiques :
Date : samedi 20 mars 2010
Heure :  19:30 - 22:30
Lieu :   Théâtre Saint-Léon
Adresse : 11 place du cardinal Amette, 75015
M° La Motte Picquet Grenelle, réservations 06 50 62 33 11 ou par Internet, entrée 12€, enfants et groupes 8€.
http://www.facebook.com/pages/Les-Enfants-du-Temple/193402717282

Photo/images : association Marais-Temple

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Par Lova Pourrier - Publié dans : Livres, films, etc.
Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 23:21
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Selon la tradition, la reine Elizabeth II a anobli parmi les nominés du showbiz pour l'année 2010 l'acteur Patrick Stewart, le réalisateur Peter Jackson et les deux guitaristes de Status Quo, Rick Parfitt et Francis Rossi. Ce n'est bien sûr pas elle en personne qui choisit les personnes à anoblir. Elle n'a pas eu besoin d'écouter les tubes des Stones en boucle pour donner à Mick Jagger le titre de "Sir" en 2003. Comment ces titres de noblesse sont-ils donc décernés ?
C'est un office spécialisé, le Bureau des honneurs du Royaume-Uni, qui est chargé de nominer les personnes en fonction des candidatures soumises. Le Bureau des honneurs comporte plusieurs commissions qui examinent les candidatures. Afin d'éviter les abus, les groupes de travail sont chapeautés par des personnalités prises hors du monde politique mais réputées dans leurs spécialités (arts, sports, etc.). C'est le Bureau des honneurs qui dresse la liste finale que la reine promulgue deux fois l'an, à la veille du 1er janvier et à la mi-juin, date qui coïncide avec son anniversaire.

Les distinctions habituellement décernées au monde des arts et des spectacles peuvent aller du chevalier de l'Ordre de l'Empire britannique, à celui de simple officier, du commandeur au membre de l'Empire britannique.

Le titre de « Sir » donne droit à de multiples avantages lors de cérémonies officielles et à une belle carte de visite, mais le chevalier ne reçoit pas de terres et son titre n'est pas héréditaire.

Le chevalier doit faire précéder son nom du prédicat « Sir », une femme de celui de « Lady ». Ainsi, dans le langage courant, il est d'usage de donner du « Sir Sean » à Sean Connery sans mentionner son nom de famille.
Pendant la cérémonie, l'interprète de James Bond a dû fléchir le genou alors que la reine l'adoubait en touchant ses épaules avec le plat d'une épée.

Cette récompense touche aussi les écrivains. Ainsi, l'auteur de fantasy Terry Pratchett a été anobli pour services rendus à la littérature (60 millions de bouquins vendus tout de même). La classe... (j'ai toujours pensé que la vraie noblesse devait venir du mérite et non de la naissance)

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Image : la reine adoubant l'écrivain Terry Pratchett
Communauté : Culture ignorée par la plupart - Par Lova Pourrier - Publié dans : Us, coutumes et anecdotes
Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 10:35
Invictus-Affiche
Je reste dans le thème "Afrique du Sud" avec ce billet, puisque je viens de regarder le film Invictus de Clint Eastwood.
L'oeuvre traite de la tentative de Nelson Mandela de rassembler son pays, profondément divisé au lendemain de la fin de l'apartheid, autour du sport. En l'occurence, le rugby.
Il souhaite que l'équipe sud-africaine remporte la Coupe du Monde de 1995 (pour sa première participation au championnat), et va tout faire pour motiver et inspirer François Pienaar, le capitaine des Springboks.
L'initiative a une portée politique car en 1994, pour les Sud-africains noirs, le rugby, sport de blancs, est l'incarnation même de l'apartheid. En misant et en faisant cause commune avec les Springboks (majoritairement blancs), Mandela veut être l'exemple vivant du pardon et de la réconciliation qu'il tente d'imposer à son pays.

On pouvait s'y attendre, avec un tel sujet, le film déborde de bons sentiments (c'est Hollywood). Mais l'interprétation magistrale de Morgan Freeman, très convaincant en Mandela, transcende tellement qu'on passe outre ce désagrément.
Il incarne un président sage, humble, attentionné, et très attachant. Ses mots sont inspirants et donnent à réfléchir. Il force l'admiration par son courage, sa sagesse, son humanité.
Face à lui, Matt Damon fait un peu pâle figure dans son rôle de capitaine des Springboks, mais il s'en sort assez bien (et imite bien l'accent afrikaner).
L'intérêt du film réside donc principalement dans le portrait de l'icône Mandela, plutôt que dans le volet sportif.

L'image finale de Nelson donnant le trophée à Pienaar m'a particulièrement émue. Et pour cause, j'avais vu l'originale au musée de l'apartheid, à Johannesbourg, quelques semaines plus tôt, ainsi que le maillot du capitaine, avec le chiffre 6. (il y a une exposition temporaire sur "Madiba" actuellement)
La victoire des Boks en 1995 fut considérée par de nombreux commentateurs et hommes politiques comme un symbole de la fin de l'apartheid et de la marche en avant vers la réconciliation des Sud-africains. Une image symbolise le fait que la victoire des Springboks a favorisé la réconciliation des Blancs et Noirs, ce fut celle de Nelson Mandela et de l'archevêque Desmond Tutu portant tous deux le maillot des Boks.

mandela-pienaar-95 Nelson Mandela et François Pienaar en 1995

15 ans plus tard, qu'en est-il du pari de la réconciliation lancé par Mandela ? On peut dire que la nation arc-en-ciel a fait du chemin depuis 1994. Les joueurs connaissent tous l'hymne national en langue africaine.
Des tensions et des problèmes subsistent, ce qui est inévitable pour une jeune démocratie (on ne change pas les mentalités et des décennies de pratiques du jour au lendemain, et ce malgré toute la volonté du monde).
Pour autant, je ne peux m'empêcher d'espérer que ce film inspirera l'Afrique du Sud pour la Coupe du Monde de football et qu'elle saura donner au monde l'image d'une nation unie et pleine de potentiel.

Sur le plan sportif, alors que boycottée internationalement, l'équipe des Springboks était médiocre jusqu'à la veille de la Coupe du Monde de 95, elle est aujourd'hui considérée comme l'une des meilleures sélections nationales au monde.
Après avoir été championne du monde en 2007, la rivale séculaire des néo-zélandais All Blacks est en 2009 deuxième au classement des équipes nationales de rugby.

Springboks 2007 Les Springboks et le président Thabo Mbeki champions du monde en France en 2007

Pour finir, voici le poème, le favori de Mandela, sur lequel repose l'intrigue, qui inspira le leader et l'aida à tenir pendant ses 27 années d'emprisonnement :

Invictus (William Henley)

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

ps : à noter que le film est l'adaptation du livre de John Carlin, Playing the Enemy : Nelson Mandela and the Game that Made a Nation.

playing the enemy

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Par Lova Pourrier - Publié dans : Livres, films, etc.
Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 15:37
krugerpark
Fêtes oblige, puis dur retour à la réalité, masse de travail subconséquent et balades dans la neige, j'ai mis un peu de temps à publier ce billet. Voici donc le compte rendu de mon 5e voyage en Afrique du Sud en 5 ans (admirez la perfection numérologique).
Bon, en fait de compte rendu, je vais plutôt vous faire un j'aime/j'aime pas, plus simple et plus convivial.

En Afrique du Sud, j'ai aimé :
- la gentillesse et la chaleur habituelle des habitants
- les paysages, toujours aussi magnifiques : que ce soit dans le Drakensberg (les Alpes du pays), dans le Mpumalanga (Blyde river canyon), ou les environs du Kruger Park
- voir ma soeur, son mari et leur petit diablotin (trognounet)
- le safari au Kruger Park : je ne suis pourtant pas spécialement férue d'animaux, mais il y a quelque chose de magique à les voir à l'état sauvage, dans leur environnement naturel. J'ai aussi été au Lion Park plus tard, mais ça ne fait pas le même effet. Nous avons vu tous les Big five (lion, éléphant, buffle, rhinocéros), à l'exception du léopard. Il faut dire que décembre n'est pas la meilleure saison pour voir les animaux. Le parc en lui-même offre des paysages très agréables.
- Johannesburg : la ville n'a pas les attraits et la beauté du Cap, mais elle mérite qu'on s'y attarde quelques jours. Il y a des coins vraiment sympas, et pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'apartheid, ses musées valent le détour.
- passer Noël là-bas : bien que ce ne fût pas un Noël blanc, j'ai trouvé que l'ambiance de Noël est plus prononcée là-bas qu'ici. Il y a les carols (concerts de chants de Noël), par exemple. J'ai beaucoup aimé le spectacle de jets d'eau à Montecasino, sur fond de Jingle bells et autres chants de Noël.
 - bronzer sans le vouloir, à 30 degrés à l'ombre, sortir les lunettes de soleil et les robes d'été (alors qu'en France on se gelait)

blyderivercanyon
drakensberg

J'ai moins aimé :
- être accueillie à l'aéroport par une prise de température (pour savoir si on a la grippe A) : sachant que j'avais un rhume, j'avais peur de passer le test !
- le coût des hôtels/guesthouses : dans l'absolu, il est presque aussi élevé qu'en France. Le fait que l'euro soit fort permet de faire baisser la note (en 2004, pour mon premier séjour, le rand était à 7 euros environ, contre 10,6 actuellement). Dans certains lieux comme le Kruger Park, c'est carrément très cher selon moi. Seules les auberges de jeunesse (backpackers) offrent un logement à petit budget, pour routards. Mais le confort va avec le prix. Heureusement, les restaurants sont plus abordables, ce qui permet de compenser. Au total, j'aurais dépensé en frais de voyage presqu'autant qu'en Thaïlande alors que j'étais hébergée sur la moitié du séjour ! L'Afrique du Sud n'est donc définitivement pas une destination low-cost, même s'il y a pire. (ce qui n'est certes pas une raison pour ne pas y aller, l'Afrique du Sud méritant selon moi largement d'être autant voire plus à la mode que la Thaïlande...)
- enfin, ce n'est pas tellement quelque chose que je n'ai pas aimé mais juste une question que je me pose : seront-ils prêts à temps pour la Coupe du Monde ?? Je l'espère, tant l'enjeu est grand. Pendant un mois, tous les regards seront rivés sur ce pays. Son image va-t-elle changer après ça ? Peut-être, peut-être pas. Il y a tant de préjugés sur l'Afrique... Je me souviens pour mon premier séjour, certains amis m'avaient demandé s'il y avait des cinémas là-bas, s'il y avait Internet. Et après, on ose se moquer de la culture générale des Américains. Sur un registre plus sérieux, j'avais discuté de ce problème avec des responsables de la mairie du Cap. Ils m'avaient dit qu'en effet, la plupart des gens croient que c'est un pays d'Afrique comme un autre, avec tous les préjugés de sous-développement que cela implique. Et quand les gens visitent enfin le pays, ils sont étonnés de découvrir un pays riche et moderne. C'est pour ça qu'ils misent beaucoup sur le marketing, pour redorer leur image et briser certains clichés. (pubs dans les cinémas, etc.) Si l'on ne prenait que sa partie blanche, je comparerais l'Afrique du Sud à des pays comme l'Australie, vastes territoires-continent colonisés par les Blancs aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le tout sur fond de développement urbain à l'américaine (disneylandification, prolifération de centres commerciaux, suburbanisation et le tout-voiture que ça implique, étalement urbain...).
Mais le principal problème reste bien sûr la question de l'insécurité. A chaque fois que je disais à des gens que je revenais de là-bas, j'avais droit au topo : "mais c'est un pays très violent", "il y a beaucoup de sida", etc. Et quand je leur disais que c'était un très beau pays, certains ne me croyaient pas ! (eh oui, quand quelque chose n'est pas à la mode...) L'insécurité est effectivement une réalité, on ne peut le nier, mais la situation n'est pas aussi désastreuse que ça. Avec de la prudence et quelques règles élémentaires de sécurité (comme dans le reste de l'Afrique et à Madagascar), on peut y vivre normalement. D'ailleurs, de nombreux Européens, appréciant la qualité de vie qu'on y a, ont des guesthouses là-bas.
Grâce à certaines initiatives locales, la sécurité s'est beaucoup améliorée dans les grandes villes (même si cela reste problématique).
Ce qui est triste, c'est qu'une étude américaine a démontré qu'il y a un lien entre ségrégation et violence. En gros, les territoires ségrégués sont généralement ceux où se développe le plus la violence (voir l'exemple de Harlem, Brooklyn, etc.).
Enfin bref, tout ça pour dire que c'est un pays à voir. Il a d'ailleurs été classé par l'Internaute magazine comme l'un des 5 pays à voir absolument dans sa vie. Je suis heureuse que ma thèse me l'ait fait découvrir.

joburg
ps : je profite de ce billet pour vous dire que je vais ralentir la fréquence de publication des articles. Ce site me prend beaucoup de temps, que j'espère consacrer davantage à l'écriture. Pour être tenu au courant de la parution d'un billet (sans avoir à revenir tous les jours), le plus simple est de vous abonner au flux RSS. Ainsi un message apparaîtra sur votre navigateur dès qu'un nouveau post sera publié :
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Communauté : vacance et culture - Par Lova Pourrier - Publié dans : Monuments, lieux, sorties, tourisme
Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 16:37
http://87.img.v4.skyrock.net/871/thetoitoine49/pics/2227737813_1.jpg
J'espère que vous avez passé comme moi de très bonnes fêtes de fin d'année et que votre entrée en 2010 a été belle.
Je suis de retour et je vous présente mes meilleurs voeux : que 2010 soit une année royale, couronnée de succès. 2010, c'est aussi le début d'une nouvelle décennie, l'occasion de se figurer de grands projets.
2009 a été plutôt bonne avec la sortie de mon livre, un heureux événement dans la famille et de supers voyages, mais je sens que 2010 a de belles choses à nous réserver...

Excellente année à tous !
Bien à vous,
Par Lova Pourrier - Publié dans : Les tribulations d'une auteur
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 07:00

En raison d'un déplacement à venir jusqu'à la période des fêtes, je dois mettre ce blog en vacances. Il n'y aura donc pas de nouvel article jusqu'au 1er janvier 2010.
Je vais en profiter pour lire et avancer dans mes projets d'écriture. Du reste, j'aurais peut-être une bonne nouvelle à vous annoncer à mon retour, qui sait ? :)

Je vous souhaite donc d'ores et déjà de très belles fêtes de fin d'année et, pour ceux qui en prennent, de merveilleuses vacances. Pour ma part, je troque cette année le rigoureux froid de l'hiver contre le chaud été austral. Un Noël au soleil, dans un pays que j'adore. Que demander de mieux ?

A bientôt !

ps : ça m'a fait sourire quand j'ai vu ce matin les gros titres de la presse gratuite sur la polémique des cours d'histoire-géo supprimés en terminale S. Dire que j'en avais parlé bien avant...
Par Lova Pourrier - Publié dans : A propos du site
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 07:00

Il y a deux semaines, on annonçait le passage de 2h30 à 4 heures hebdomadaires d'histoire-géographie pour toutes les classes de première du bac général, y compris la série scientifique. Prenant cette initiative comme un signe d'ouverture, l'annonce fut accueillie très favorablement. Or, un détail manquait, et pas n'importe lequel : en terminale S, l'histoire-géo devient facultative, à raison de deux heures par semaine.
Cette idée avait déjà été évoquée l'an dernier, alors que Xavier Darcos occupait le poste de Luc Châtel. Mais la forte mobilisation avait eu raison des velléités ministérielles.

La mesure doit entrer en vigueur en 2012, date retenue pour la réforme de l'année de terminale. Des enseignants de la discipline n'ont pas manqué de se mobiliser sur le Net contre cette mesure, dans le secondaire comme dans le supérieur.

Pour le ministère, cette réforme a pour but de revaloriser les filières L (littéraire) et ES (économique et sociale), à l'heure où un élève sur deux fait une terminale S. En rendant l'histoire-géographie facultative en terminale S, on espère dissuader les candidats à des études comme Sciences-Po de passer par la série scientifique sous prétexte qu'elle serait plus réputée. L'objectif du gouvernement est de rééquilibrer le ratio d'un élève sur deux pour arriver à un ratio de l'ordre d'un gros tiers.

Les élèves qui choisiront de ne pas faire de l'histoire-géo en terminale seront sanctionnés par une épreuve anticipée au bac qui se passera en classe de première. Autant dire que la probabilité qu'un grand nombre d'élèves prennent la matière en option est faible. Beaucoup préfèreront se consacrer en terminale aux matières scientifiques... Cela ne gêne pas le cabinet de Luc Chatel qui vise explicitement à doper la spécialisation des élèves.

Mon opinion personnelle ? Pour revaloriser les filières littéraires et économiques, était-il nécessaire de dévaloriser la filière scientifique ? Car pour moi, c'est ce dont il s'agit. Les terminales S seront peut-être des cracks en maths et en physique, mais ils risquent d'être bien incultes... Rendre l'histoire-géo facultative, c'est accorder peu de crédit à cette matière, alors qu'elle constitue la base de notre culture. (et pourtant je ne garde pas un souvenir  mémorable de mes cours d'histo-géo au lycée, ayant hérité d'une prof un peu spéciale. Mais je ne peux pas nier que cela m'a apporté et appris des choses.)
A l'heure du débat sur l'identité nationale, cela paraît même incohérent. S'il y a bien une chose qui fonde l'identité nationale, n'est-ce pas une histoire commune à tout un peuple ?... Est-ce facultatif de connaître son passé et son histoire, ainsi que celle du monde ? Pourquoi les terminales S devraient-ils moins la connaître que les autres ?
Bref, je vois cette mesure comme un "tirage vers le bas" des terminales S. Déjà que je les trouvais moins bons que leurs prédécesseurs les terminales C, puisque ces derniers, pour avoir le bac scientifique, devaient être assez doués dans les matières littéraires. Ce n'est plus le cas des terminales S qui n'ont besoin de briller que dans les matières scientifiques pour avoir une mention au bac.
Etant dans l'enseignement supérieur depuis quelques années, j'assiste empiriquement à une baisse continue du niveau général : depuis la première année où j'ai enseigné, j'ai constaté chaque année une dégradation, que ce soit au niveau de l'orthographe, de l'expression écrite, de la culture, de la méthodologie des élèves... Cela, parce que le niveau d'exigence baisse d'année en année et que tout leur est facilité.
Pour moi, un bon élève, ce n'est pas un élève monomaniaque, qui collectionne les 18 en maths et en physique et n'y entend rien en philo. C'est un élève intelligent, cultivé, doué de sens critique, capable de penser par lui-même, et de comprendre un minimum le monde dans lequel il vit. Et ces qualités-là, elles viennent souvent de tout sauf d'un apprentissage intensif des maths et de la physique : de la littérature, de la philosophie... de ces matières "littéraires" si dénigrées dans le cursus scientifique. 
Et dans le monde professionnel, je ne suis pas sûre que celui qui réussira le plus sera le matheux inculte en histoire-géo...

Ajoutez à cela le problème du choix de l'option : à seize/dix-sept ans, est-on bien armé pour savoir s'il faut prendre l'histoire-géo ? Les élèves ne pensent qu'à une chose : avoir le bac (et pour les meilleurs une mention). On peut raisonnablement penser qu'ils auront tendance à privilégier les matières à gros coefficients (scientifiques donc) et à libérer leur temps pour s'y consacrer. Et ce serait la meilleure stratégie à court terme du reste (en vue du bac).
Sera-ce pour autant un bon choix dans une optique de long terme, c'est-à-dire professionnelle ? J'ai la sensation qu'on assistera à l'apparition d'un bac S à deux vitesses, et que ceux qui auront pris l'option histoire-géo seront mieux vus des recruteurs, plus tard.

Mon avis n'est pas un avis "corporatiste". J'ai passé un bac scientifique (option maths, en plus, soyons masochiste jusqu'au bout). Ce n'est pas non plus un avis bêtement anti-gouvernement. J'aurais eu le même si la mesure émanait de la gauche ou de tout autre courant politique. Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi certains approuvent sans esprit critique une mesure simplement parce qu'elle émane de leur parti, et vice-versa rejettent toute initiative de l'opposition... On dirait des moutons de Panurge qui suivent bêtement le courant. Une sorte de prêt-à-penser de parti. Je n'ai jamais aimé suivre les directives d'un groupe. Je ne vote pas pour un parti mais pour des idées, pour des personnes. N'importe quel parti politique, qu'il soit de droite ou de gauche, peut pondre de mauvaises ou de bonnes mesures. Applaudir à tout ou à l'inverse s'opposer systématiquement, c'est n'avoir aucun sens critique et ne pas penser par soi-même.
Bref, qu'on ne me traite pas de gauchiste à la lecture de cet article. :) Je ne me sens d'affinités avec aucun parti car aucun ne me convient vraiment (la gauche me paraît parfois irréaliste, quant à la droite, je n'adhère pas à l'idéologie sécuritaire et anti-immigration). Je ne suis donc ni anti-droite ni anti-gauche, je prends ce qu'il y a de bon partout. J'attends simplement d'un gouvernement qu'il soit compétent et tire le pays vers le haut sur les plans socio-économique et culturel...
Tout ce que j'espère, c'est que mes futurs enfants passeront un bac de qualité, qui ne leur soit pas donné d'office, et que leur cursus s'efforcera de leur donner les armes pour comprendre le monde et développer leur sens critique.

Dernier point : il sera intéressant de voir ce qu'ils comptent faire pour le programme facultatif d'histoire de terminale S.  Actuellement, on étudie l'année du bac toute la période après 1945. Vont-ils la traiter en première ? Et dans ce cas, quel sera le programme facultatif en terminale ? Le même ou un autre ?
Même avec 1h30 de cours en plus par semaine en première, il me semble impossible d'étudier à la fois le programme de première et celui de terminale sur une seule année. Inévitablement, les élèves ne choisissant pas l'option en terminale risquent donc de ne pas avoir toutes les bases (notamment, toute la partie cruciale de l'après 1945, la guerre froide et le nouvel ordre mondial, nécessaires pour comprendre le monde actuel).

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Par Lova Pourrier - Publié dans : Points de vue
Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 07:00

En surfant sur le Web littéraire pour la jeunesse, j'apprends que Stephenie Meyer, l'auteur de la saga vampirique pour ados "Twilight" aux 15 millions d'exemplaires vendus (en 2008), ne souhaite pas sortir un cinquième tome de sa série désormais culte chez les jeunes. Et ce, malgré le succès, malgré les supplications de ses nombreux fans, malgré la pétition signée par 258000 personnes.
L'annonce a été faite juste avant la sortie du dernier volet de la série, « New Moon », au cinéma aux Etats-Unis, lors d'une interview dans l'émission d'Oprah Winfrey. A la question « tout le monde veut savoir s'il y aura un cinquième twilight », elle répond :
« Je ne peux pas répondre à ça. La manière dont je l'ai écrit m'a rendue heureuse. Mais je ne peux pas écrire quand on regarde par-dessus mon épaule. Je dois me dire que je ne vais pas publier ce livre. Je suis un peu fatiguée des vampires pour le moment. Je crois que j'ai besoin d'une pause. Ce livre est seulement pour moi, il ne quittera jamais mon ordinateur. Je vais peut-être passer un peu de temps avec mes aliens. Je ferais peut-être quelque chose de complètement différent. J'ai besoin de me nettoyer le palais. Je pourrais y revenir. Je l'avais envisagé comme une longue série. Mais j'ai fini 'Breaking Dawn' [l'épisode IV] d'une manière qui m'a satisfaite, alors si le moment [d'y revenir] ne vient pas, je serais ok. »

L'objet de ce billet n'est pas de parler de la saga de Bella, mais d'embrayer sur cette question de la "lassitude" de l'écrivain, de son envie de changer de sujet, de passer à autre chose. Je comprends très bien que Meyer souhaite aborder de nouveaux sujets, créer de nouveaux personnages, un nouvel univers (comme les extra-terrestres).
Quand le travail d'un auteur est apprécié, ses lecteurs, obsédés par leur passion, ont tendance à espérer des suites à l'infini, ce qui donne parfois des séries d'une longueur effrayante. Mais, à moins que l'auteur soit lui aussi à fond dans ses personnages, écrire des suites innombrables ne le botte pas forcément, et cela, les fans ne le conçoivent pas toujours.

Suite à la parution de mon livre sur la famille royale, des fans de Marie-Antoinette l'ayant apprécié, m'ont demandé, avec un intérêt non dissimulé, si mon prochain ouvrage porterait sur un autre aspect de la vie de Marie-Antoinette. La réponse est non. J'ai vraiment besoin de changer d'univers, de me pencher sur autre chose. Cela ne veut pas dire que le sujet ne m'intéresse plus, ni qu'il n'y a rien plus rien à explorer le concernant (bien au contraire !), c'est simplement un besoin de renouveau. Des tas de sujets m'intéressent, et je me lève avec une nouvelle idée de livre tous les  matins (ce qui est, ma foi, très frustrant car je n'aurai jamais le temps de tous les écrire).

Cela étant dit, je sais aussi - et cela va peut-être paraître paradoxal comme conclusion -, que j'y reviendrai tôt ou tard. Sans doute plus dans le cadre d'un "essai" mais plutôt comme thème général pour une fiction historique, du pur roman jeunesse (je n'ai pas abandonné mon projet fou de faire aimer l'histoire aux enfants, via les livres... Avec des romans sans erreurs historiques dedans, bien sûr).
Marie-Antoinette et les siens m'ont porté chance car c'est grâce à eux que j'ai été publiée, et ça, je ne peux l'oublier.
Par Lova Pourrier - Publié dans : Les tribulations d'une auteur
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 07:00

Mieux vaut tard que jamais, je suis enfin allée au château de Versailles pour voir l'exposition "Louis XIV, l'homme et le roi".
Un événement, dit-on... Eh oui, c'est la première vraie expo consacrée au Roi-Soleil en ses murs, rien que ça.
Profitant d'un passeport donnant accès à tout le château, je m'y suis donc rendue par une froide journée de novembre, sous un ciel gris, grelottant dans mon manteau. Qu'à cela ne tienne, la culture, ça se mérite !
Si je devais vous la faire en mode enthousiaste/tout-le-monde-il-est-beau-et-gentil, je vous dirais comme beaucoup de personnes l'ont fait sur la toile que l'expo est magnifique, passionnante, captivante, intéressante... en un mot : à l'image de son sujet, exceptionnelle.
Il est vrai que les pièces et oeuvres présentées sont somptueuses (comme le mobilier, les peintures, les bustes) et très intéressantes. Il est vrai que la scénographie leur rend particulièrement justice, en les mettant bien en valeur, sous une lumière tamisée et sobre du plus bel effet. Il est vrai qu'à travers ce parcours, on ne peut être qu'admiratif de la politique de Louis XIV, de la manière si habile dont il a cultivé son image et  conduit sa "communication"... et surtout de son apport immense au patrimoine culturel de la France.




Mais ceux qui me connaissent savent que je suis difficile, alors je vais vous la faire en mode chipoteuse/moi : j'ai été non seulement un peu déçue, mais l'exposition m'a laissée sur ma faim.
Bon, déçue est un mot un peu fort, mais j'aurais aimé en voir encore plus. Ma partie préférée de l'expo a été celle sur la famille de Louis XIV, et elle était très réduite justement. Ce qui m'a manqué, c'est de voir la facette "humaine" derrière le roi, un peu plus de vie quotidienne et moins de politique. J'aurais aimé voir de la vaisselle, des objets du quotidien, des lettres, etc. En ce sens, j'ai préféré l'exposition sur Marie-Antoinette au Grand Palais, plus "complète" à mon sens. Ou, pour citer une autre exposition monarchique récente, celle sur les Romanov qui nous fait véritablement plonger dans l'intimité de la famille impériale (j'en étais ressortie émue et émerveillée).




Bref, j'étais venue en espérant découvrir des facettes moins connues de ce grand monarque et ce ne fut pas le cas. J'ai vu de belles choses, mais je n'ai pas appris grand-chose de plus sur le personnage. Au contraire, son image traditionnelle de Roi-Soleil, roi de guerre, mécène, en sort renforcée. L'image publique et les goûts du roi sont présentés mais pas son image intime.
Louis XIV n'est pas le roi qui m'interpelle le plus, bien que je reconnaisse tous ses mérites, car il ne me touche pas, ne m'attendrit pas. Il m'apparaît trop en monarque parfait, qui maîtrise tout. Voilà pourquoi je suis plus interpellée par ses successeurs, Louis XV et Louis XVI, qui, eux, me touchent par leurs failles toutes humaines. (et puis, c'est vrai aussi que le XVIIIe siècle m'attire plus que le XVIIe).
Un bilan donc un brin mitigé, mais qui ne doit pas pour autant décourager ceux qui s'y intéressent d'y aller ! De l'avis de nombreuses personnes, c'est une belle réussite.

Un conseil toutefois : n'y allez pas le week-end ou un jour férié ! Profitez d'un jour de congé pour vous y rendre en semaine, car même en plein automne, il y a un monde fou. Le froid et la grisaille ne semblent pas arrêter les touristes... Et encore, je n'ai pas eu à faire la queue pour acheter les billets, mais rien que pour avoir l'audioguide, ça a été l'horreur, une demi-heure d'attente.

Cette visite m'a également permis de découvrir les oeuvres de Xavier Veilhan et de les juger sur pièces. Certaines, comme le Carosse, le Gisant et les Architectes m'ont assez plu, ou du moins interpellée. Leur mise en perspective est intéressante. En revanche, d'autres comme La lune, Le coucou ou la Light machine m'ont fait passer mon chemin, et c'est un euphémisme.

Le Carosse

La Femme nue

Le Gisant

Les Architectes

Last but not least, je suis allée jeter un oeil à la boutique Ladurée qui a ouvert ses portes récemment, près de la boutique du château. Voyant qu'il y avait beaucoup moins de monde que dans les boutiques parisiennes, j'ai voulu me laisser tenter, mais le choix est finalement très limité. On ne peut pas acheter de macarons à la pièce, il faut nécessairement acheter les boîtes spéciales, dont la plus petite coûte environ 30 euros et contient de 18 à 20 pièces. Dommage qu'ils ne proposent pas de boîtes plus petites, à 15 ou 20 euros. Je comprends mieux tout de suite que la boutique ne soit pas assaillie par les acheteurs, vu les prix.




A noter également la présence d'une (souriante) vendeuse japonaise ! Pas anodin à mon avis. C'est sans doute pour appâter conseiller les touristes japonais. En tout cas, la boutique est magnifique, avec le design habituel classe de Ladurée. Un peu petite cependant (mais c'est sans doute dû aux contraintes d'espace du château), on s'y sent vite à l'étroit.
On trouve aussi en vente du thé, des dragées, du chocolat...



Mais par-dessus tout, ce que je trouve regrettable, c'est que la présence de Ladurée à Versailles n'est que commerciale et n'a aucune cohérence historique, ni aucun lien d'aucune sorte avec le château (sauf si on considère le film de Sofia Coppola comme un lien...).
S'ils avaient voulu être cohérents avec l'Histoire, ils auraient dû ouvrir une boutique Dalloyau !
Pourquoi Dalloyau, me direz-vous ? Parce que l'histoire de la famille Dalloyau et de la maison gastronomique du même nom est intimement liée à celle de Versailles. En effet, les Dalloyau étaient officiers de la bouche à Versailles, depuis 1700, et, ce sur plusieurs générations, avant que Jean-Baptiste Dalloyau n'ouvre la maison Dalloyau à Paris en 1802. Mais j'aurai l'occasion d'en reparler dans un prochain article (mes fidèles lecteurs ayant pu remarquer que j'aimais bien parler de gastronomie, la gastronomie étant née de la monarchie de l'Ancien Régime).
Bref, les Dalloyau ont oeuvré à Versailles, sous Louis XIV et Louis XV. Les faire revenir au château par l'intermédiaire d'une boutique Dalloyau n'aurait pas été complètement incongru...
De plus, ils font aussi de très bons macarons, qui ont beaucoup de succès au Japon. Ce ne sont pas les fournisseurs des garden-parties de l'Elysée pour rien.
Le choix de Ladurée, plutôt que d'une maison ayant un lien historique avec le château, montre que l'aspect marchand prime sur l'aspect historique. Et c'est bien dommage.
Et tellement cliché... (ben ouais, y a pas que Ladurée pour les macarons !)

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Crédits photos :
Portrait équestre de Louis XIV
René Antoine Houasse. Huile sur toile, vers 1679. Versailles, musée national (c) RMN / G. Blot
Portrait de Madame de Maintenon en sainte Françoise romaine
Pierre Mignard. Huile sur toile, vers 1694. Versailles, musée national (c) Château de Versailles / J.-M. Manaï      
Communauté : vacance et culture - Par Lova Pourrier - Publié dans : Monuments, lieux, sorties, tourisme
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 20:56

Je ne vais pas faire un article sur la chute du "Mur de la honte" ou sur les différentes commémorations du jour. Le sujet est trop vaste, trop imposant, pour mon humble petit blog. Je le laisse aux spécialistes et aux artistes.

Profitons juste de ce jour pour repenser à toutes ces personnes qui ont péri en voulant traverser la frontière pour gagner la liberté.
Le musée du mur de Checkpoint Charlie à Berlin est absolument à visiter. Différents objets et moyens utilisés par les fugitifs et leurs passeurs y sont exposés. Leurs histoires sont racontées, c'est très émouvant.

L'image de ce billet représente le mur en chocolat de Patrick Roger. Pour fêter les 20 ans de la chute du mur, Patrick Roger, artiste chocolatier, Meilleur Ouvrier de France Chocolatier 2000, a imaginé une réplique du mur de Berlin tout en chocolat. Il a reproduit des dessins de l’East Side Gallery réalisés par des artistes tels Thierry Noir, Birgit Kinder ou encore le Russe Dimitri Vrubel, auteur du célèbre « baiser fraternel » entre les ex-leaders communistes est-allemand et soviétique Erich Honecker et Leonid Brejnev.


Il a fallu à Patrick Roger 3 semaines pour réaliser ce travail qui, bout à bout, représente 15 mètres de long. Environ 900 kilos de chocolat ont été nécessaires à la réalisation de ces reproductions dont la structure elle-même est entièrement conçue en chocolat. Les dessins et graffs ont été réalisés en pulvérisant du beurre de cacao auquel ont été ajouté des colorants alimentaires.
Les différentes pièces du mur réalisées se trouvent dans les vitrines des boutiques de Patrick Roger. Elles ont été  abattues symboliquement aujourd'hui, le 9 novembre 2009.

A demain !
Par Lova Pourrier - Publié dans : Monuments, lieux, sorties, tourisme
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 06:44

Pour la seconde année consécutive, la Ville de Versailles organise son salon du livre d’Histoire. Initié par le maire, François de Mazières, en partenariat avec l’association versaillaise « Histoire de lire », il mettra pour cette édition 2009 l'actualité à l'honneur.

Les 21 et 22 novembre 2009, historiens, auteurs et passionnés se donneront rendez-vous à l'hôtel de ville pour échanger sur la vocation et rencontrer le public. La vocation de ce salon ? Rendre accessible l’histoire à un public le plus large possible.

Parmi les personnalités qui seront présentes, citons entre autres Alain Decaux, Irène Frain, Pierre Milza, Franck Ferrand, Jean Sévilla, Jean-Christian Petitfils, Alain Baraton ou encore le comédien Lorànt Deutsch, que les visiteurs pourront rencontrer à l’occasion de séances de dédicaces et d’animations.

Parmi les temps forts de cette édition, une grande soirée commémorative autour du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Elle sera marquée par la présence de Lothar de Maizière, dernier chef du gouvernement de la République démocratique allemande, aux côtés de Pierre Grosser et de l’historien et journaliste Alexandre Adler.

Enfants et adolescents ne seront pas en reste, car un espace entier sera dédié au livre d’histoire pour la jeunesse et aux autres types d’ouvrages historiques (BDs, romans d’aventure…).


Infos pratiques

Date : 21 et 22 Novembre 2009
Horaire : 14h à 18H
Lieu : Hôtel de Ville – 4 avenue de Paris – 78000 VERSAILLES
Entrée libre
Site Web : www.versailles.fr

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Par Lova Pourrier - Publié dans : Agenda
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 06:55

Une boutique Ladurée a ouvert le 3 novembre 2009 au château de Versailles. Après Angelina, un autre grand nom de la gastronomie arrive dans le domaine royal. Un petit écrin de 20 à 30m² a investi la Cour d'Honneur. C’est la toute première enseigne commerciale privée à s’installer au château.

Voilà qui ne va sans doute pas aider à se débarrasser de l'association créée de toutes pièces par Sofia Coppola entre Marie-Antoinette et les macarons.
Rappelons que l'épouse de Louis XVI, loin de raffoler de gâteaux et de friandises, n'était pas du tout une gourmande et avait plutôt un appétit d'oiseau... Le résultat est toutefois sublime sur le plan esthétique.



C'est d'ailleurs pour le clin d'oeil cinématographique que Jean-Jacques Aillagon, président du domaine national de Versailles, a eu cette idée. « C’est à sa demande que nous ouvrons nos portes dans le château », s’enorgueillit David Holder, le président de Ladurée. Une belle opération commerciale donc - on s'étonne même que ça n'ait pas été fait avant -, qui ravira les touristes japonais et les amoureux de douceurs sucrées. Miam.
 
Espérons pour eux qu'il n'y aura pas autant de queue que dans les boutiques parisiennes !


Mise à jour du 9 novembre 2009 :

Je me suis rendue dans la boutique Ladurée, et voilà mon avis !
Situé près de la boutique du château, l'endroit est magnifique, avec le design habituel classe de Ladurée.
Un peu petite cependant (mais c'est sans doute dû aux contraintes d'espace du château), on s'y sent vite à l'étroit.
On y trouve des macarons mais aussi du thé, des dragées...


Le choix est cependant limité. On ne peut pas acheter de macarons à la pièce, il faut nécessairement acheter les boîtes spéciales, dont la plus petite coûte environ 30 euros et contient de 18 à 20 pièces. Dommage qu'ils ne proposent pas de boîtes plus petites, à 15 ou 20 euros. Je comprends mieux tout de suite que la boutique ne soit pas assaillie par les acheteurs, contrairement à ses homologues parisiennes.



A noter la présence d'une (souriante) vendeuse japonaise ! Sans doute pour conseiller appâter les touristes japonais...
Ce que je trouve regrettable, c'est que la présence de Ladurée à Versailles n'est que commerciale et n'a aucune cohérence historique, ni aucun lien d'aucune sorte avec le château (sauf si on considère le film de  Sofia Coppola comme un lien...). S'ils avaient voulu être cohérents avec l'Histoire, ils auraient dû ouvrir une boutique Dalloyau !
Pourquoi Dalloyau, me direz-vous ? Parce que l'histoire de la famille Dalloyau et de la maison gastronomique du même nom est intimement liée à celle de Versailles. En effet, les Dalloyau étaient officiers de bouche à Versailles, depuis 1700, et, ce sur plusieurs générations, avant que Jean-Baptiste Dalloyau n'ouvre la maison Dalloyau à Paris en 1802.
Bref, les Dalloyau ont travaillé à Versailles, sous Louis XIV et Louis XV. Les faire revenir au château par l'intermédiaire d'une boutique Dalloyau n'aurait pas été complètement incongru... De plus, ils font aussi de très bons macarons, qui ont beaucoup de succès au Japon. Ce ne sont pas les fournisseurs des garden-parties de l'Elysée pour rien.
Le choix de Ladurée, plutôt que d'une maison ayant un lien historique avec le château, montre que l'aspect marchand prime sur l'aspect historique. Et c'est bien dommage.

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Par Lova Pourrier - Publié dans : Culture et arts de vivre
Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 19:51

Les rois étaient décriés par le peuple pour leur folie des grandeurs et leurs dépenses faramineuses. Néanmoins, ils nous ont laissé un patrimoine culturel inestimable.
A en juger par le rapport de la Cour des Comptes publié ce week-end, la République n'est pas plus économe. Ce n'est rien moins que 171 millions d'euros qui ont été dépensés par la France pour sa présidence européenne au second semestre 2008. Avec un million d'euros par jour dépensés, la présidence française de l'Union européenne figure ainsi parmi les plus coûteuses de l'Histoire.
Selon le texte, les dépenses ont été nettement supérieures aux précédentes présidences françaises de l'UE, évaluées à 14 millions d'euros en 1995 et 57 millions en 2000. Le budget tricolore dépasse ceux débloqués par la plupart des voisins européens, situés en moyenne entre 70 et 80 millions d'euros.
Quid de ces coûts exorbitants ? La Cour des comptes pointe une « programmation excessivement touffue », « la multiplication et le coût parfois élevé des opérations », et  « l'utilité publique variable » de ces 489 manifestations.
« Toutes n'étaient pas indispensables », commente le sénateur centriste Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat.

Frais de bouche et frais de douche

Tenu pour symbole de ces dépenses « hors normes », le sommet de l'Union pour la Méditerranée organisé en juillet 2008 au Grand Palais qui a coûté la bagatelle de 16,6 millions d'euros.


« Le Grand Palais avait été entièrement aménagé pour l’occasion, dans une certaine précipitation (…) 500 techniciens avaient été mobilisés, des jours entiers - dont 300 de nuit ».
Dans le détail, cela donne : 4.383.614 euros d'installation, nettoyage et démontage, 301.208 euros pour le podium, 136.895 euros de fond de scène, 194.977 euros de jardinières, 91.456 euros de moquette.
Et pour couronner le tout, un dîner de 43 chefs d'Etat invités pour l'occasion au Petit Palais, le 13 juillet. Coût : 1.010.256 euros. Avec près de 200 invités, cela revient à environ 5000 euros par personne. A ce prix, il serait intéressant de connaître la composition du menu.


Et comme rien n'est trop beau pour nos dirigeants, huit salons d'entretien bilatéraux (avec salle de douche attenante) ont été installés, ainsi qu'une douche high-tech pour Nicolas Sarkozy : « Luxueuse et dernier cri, elle possédait une radio, des fonctions « jets » variées (…) Elle n’aurait jamais servi. » Coût total de l'aménagement de cet espace : 245.572 d’euros.


Le gaspillage n'ayant pas de limites, les aménagements ne seront pas réutilisés : « Il faut souligner que tous les aménagements en question ont été démontés dès le lendemain du sommet et n'ont pas été repris ou réutilisés par l'administration. »
Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, suggére à Bruxelles de mieux encadrer ces dépenses à l'avenir... Mais selon le ministre du Budget, Eric Woerth, « on n'a pas à rougir du coût de la présidence ». C'est dit !

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Par Lova Pourrier - Publié dans : Culture et arts de vivre
 
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